Les curiosités #3 : du stop motion et des burgers.

Après une petite période de pénurie d’internet, force est de constater que si le manque de connexion est plutôt bon pour la vie sociale / le moral / le temps pour soi / toussa toussa, ne pas pouvoir écrire par ici a tout de même créé un certain vide. Ravie donc d’être de retour, et ce, avec les curiosités hivernales. Pendant cette période j’ai fait pas mal de chouettes découvertes, tant sur le plan culturel que sur le reste, prépare toi à un petit paquet de choses à voir.


AnomalisaCharlie Kaufman / Duke Johnson

Si les avis ont été pas mal partagés dans la presse comme sur la toile, Anomalisa a été la découverte cinématographique la plus marquante de mon mois de février. Cet étrange film d’animation en stop motion présente Michael Stone, auteur très respecté de « Comment puis-je vous aider à les aider ? », incarnant le quinquagénaire bedonnant lambda en pleine crise existentielle, dérouté par la monotonie de sa vie tant sur le plan familial que professionnel, et ce malgré sa réussite. On se retrouve donc projetés dans l’apparente routine de sa vie, confrontés à ses névroses, ses frustrations, sa solitude, qu’il tente désespérément de contrer au cours d’un voyage d’affaires à travers une romance de chambre d’hôtel.

Ce film réellement audacieux, sur le fond comme sur la forme (comme on ne pouvait en espérer autrement de la part de Kaufman, le génial scénariste de « Dans la peau de John Malkovich » et « The Eternal Sunshine of The Spotless Mind ») nous plonge dans un gênant tourbillon de mal être, palpable, dont la problématique principale s’articule autour d’un besoin désespéré de se sentir vivant. Tout y est absolument déroutant et étouffant, entre la scène d’amour incroyablement réaliste qui nous impose une intimité non désirée, ce rêve angoissant qui pourrait bien être réalité, et l’uniformisation des voix et des visages comme caricature des moules sociaux que l’on retrouve dans notre mode de vie contemporain… Il y a là quelque chose d’insupportable. Entre humour, cauchemar, noirceur, ironie, naïveté et amertume, ces quatre vingt onze minutes de projection (qui paraissent malgré tout un peu courtes) laissent à l’esprit une impression étonnamment durable.


Carpediem DécoRue d’Astorg, Toulouse

Bon, histoire de détendre un peu l’atmosphère maintenant qu’on a bien badé, je te propose de découvrir la petite boutique de déco scandinave et industrielle de l’adorable Valérie, Carpediem Déco. Ouvert il y a maintenant cinq ans sur Toulouse, ce petit shop propose tout un tas de babioles design plus adorables les unes que les autres, mais pas uniquement puisque tu peux également y trouver du thé, des objets vintages chinés dans des brocantes, des objets faits main et quelques pièces de jeunes artistes toulousain(e)s en herbe, puisque Valérie met également un point d’honneur à travailler avec des artisans et créateurs français en devenir. Bref, les Pinterest addict vont s’arracher les cheveux, sans parler du fait que Valérie est un AMOUR. Et pour ceux qui n’habitent pas la ville rose, elle fait également des envois ! Pour la suivre sur instagram c’est par ici : @carpediemdeco_toulouse


Régis BurgerPlace Jeanne d’Arc, Toulouse

Petit interlude bouffe oblige (sans ça les curiosités ne seraient pas aussi palpitantes), c’est les potos de la #teamfatass qui vont être ravis. Quand l’Homme m’a emmenée diner chez Régis, ce fut la révélation. De la viande de premier choix (puisqu’à l’origine, Régis est avant tout une boucherie), des produits frais, des frites maisons cuites à la graisse de canard à mettre n’importe quelle grand-mère de compétition au chômage technique, et des prix défiant toute concurrence (le menu étudiant est à 7€, va trouver mieux), c’est le prochain burger toulousain que tu dois impérativement tester. Sinon, t’as un peu raté ta vie, quoi.


Yod, Carole BenzankenCarré Sainte Anne, Montpellier

Personnellement, je suis très sensible aux pièces questionnant les jeux de lumière et d’apparition, et Yod, de Carole Benzanken, m’a particulièrement touchée, notamment parce que l’espace d’exposition (le Carré Sainte Anne à Montpellier) est extrêmement propice à la poésie et la sacralité avec une charge symbolique très forte puisqu’il n’est autre qu’une ancienne église néogothique. L’artiste articule son œuvre et sa réflexion autour des grands textes fondateurs de l’ancien testament, en troublant la perception du spectateur, jouant sur les vibrations, les métamorphoses, les apparitions et disparitions. Yod, c’est la dixième lettre de l’alphabet hébreux, l’initiale du prénom d’Ézéchiel, représentant la main qui féconde, la graine qui devient arbre. Un moment qui se prête à la rêverie et aux envies d’échappées belles.

Wanteeed

Wanteeed
J’étais obligée de vous parler de ce truc, ça m’étonne même ne pas l’avoir déjà fait. Wanteeed, c’est un add-on que tu peux ajouter à ton navigateur et qui applique au passage en caisse de n’importe quel e-shop TOUS les codes promos valables sur le moment. C’est comme ça que tu peux te retrouver avec -10€ (ou plus) à déduire du prix de ton panier. C’est-y pas merveillieux ? Pour l’ajouter, rendez vous sur leur site : Wanteeed !

Superpoze

Il y a quelques mois, je suis tombée absolument par hasard sur les sons de ce jeune caennais (si, c’est bien comme ça que ça se dit, j’ai vérifié sur Wikipedia d’abord) de 23 balais, et je dois bien avouer que j’ai pris une sacrée claque. Bon, j’arrive légèrement à la bourre puisque son EP « The Iceland Sound », absolument délectable, est sorti il y a maintenant 3 ans, mais comme l’adage le veut, mieux vaut tard que jamais, j’ai décidé donc de partager avec toi mon amour pour la délicieuse musique du cofondateur de Combien Mille Records.

L’intérêt avec ce garçon, c’est qu’il est absolument impossible de le ranger dans une case : si ses premières productions étaient influencées par l’abstract hip-hop et Bonobo, The Iceland Sound sonne plus chill, expérimental et onirique, l’affranchissant de toute étiquette. Une véritable échappatoire sonore que nous offre Superpoze, qui avant de se lancer dans la musique électronique est d’abord passé par l’acoustique. C’est gourmand, sensuel, atmosphérique et cérébral sans être mou du bulbe, parce que maintenant que je l’ai vu en live au Bikini il y a deux semaines, je peux te le dire : ça dépote sur scène. Il ne te reste plus qu’à te laisser happer par ton canapé avec le casque sur les oreilles, tu peux trouver son EP ici.


Sur ces bonnes paroles, je t’abandonne et t’embrassant bien fort, on se retrouve très vite !

Rubriquabraquement vôtre,
Alba
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s